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Cours et conférences de vulgarisation scientifique


Pratiquer la recherche scientifique est une chose admirable. Cette pratique peut être l’aboutissement d’un long périple personnel et universitaire. Elle est, je l’espère pour beaucoup, la concrétisation d’une aspiration, celle qui fixe comme sens à la vie la recherche de la réalité.

Le chercheur scientifique peut devenir chercheur de vérité, peut-être plus naturellement que d’autres. Il peut amener sa vocation dans toutes les directions de sa vie, qui va s’enrichir d’autant plus. Plus nous découvrons, plus il y a encore à découvrir. Il donne un véritable sens à sa vie. La famille, sa propre psychologie, sa vie spirituelle sont alors autant de mondes à explorer. Quelques illustres scientifiques ont ou ont eu ce positionnement par rapport à leur vie. Je ne citerai ici que Platon, scientifique, philosophe et maître spirituel, ou encore l’éminent physicien Praven Chaudari, qui s’est souvent exprimé très clairement sur le lien entre recherche scientifique et recherche spirituelle. Je le cite : “La science et la spiritualité ont le même objectif : comprendre la réalité. En science, on utilise des expériences, élabore ensuite des théories, que l’on contrôle pour essayer de comprendre le sens. Mais c’est du réductionnisme. Et il faut beaucoup de patience, de persévérance, de volonté, etc., pour satisfaire un peu notre raison. En spiritualité, il faut aussi observer – mais nous-même – c’est aussi un réductionnisme. Il y a une unité en nous, nous la recouvrons souvent.  Comment revenir en nous-même et évoluer ? Il faut d’abord éliminer toutes nos illusions. C’est difficile, mais davantage possible sur la fin de notre vie… La science et la spiritualité ont les mêmes buts : trouver l’essence de la réalité. En science, vous avez aussi des émotions, de l’amour, de l’art, de la créativité ; vous êtes amoureux de votre découverte, votre âme est ouverte. Et merci pour cette petite lumière. Mais ensuite l’égoïsme revient, sous différentes formes.”

Nourrir sa vocation

Je vois un très grand avantage à vivre sa vocation en dehors du métier de chercheur. C’est de ne pas laisser se dessécher cette vocation. Dans les domaines personnels que sont la psychologie ou la spiritualité, la recherche sincère de la vérité nourrit la vocation du chercheur, et il peut ainsi vivre dans son métier le sens qu’il donne et décide de donner à son existence. C’est aussi à ce moment-là un être moins fragmenté. Bien entendu, nourrir la vocation, ne pas la laisser se dessécher, est un travail. Il demande un minimum d’effort, une dynamique, un chemin, …

https://www.youtube.com/watch?v=_82WG8wL7-s

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